Dans
la première lecture d'aujourd'hui, le prophète Jérémie compare à quel point
vivre sans foi serait comme vivre sans eau potable. Il essaie de faire
comprendre aux gens que la vie ne peut durer longtemps sans l'un ni l'autre.
Avec d'autres comparaisons, il explique que les substituts peuvent remplacer
temporairement l'essentiel, mais qu'ils ne dureront jamais. L'amitié humaine
peut peut-être prendre la place de Dieu : les plaisirs et l'abondance
suppléeront aux déboires de la vie ; et la jeunesse s'efforcera de retarder la
vieillesse. Mais les amis finissent par s'éloigner, deviennent infirmes ou
passent à la vie suivante. Les plaisirs succomberont à certaines douleurs, à
des médicaments, à des handicaps et parfois même à des hospitalisations
nécessaires. Mais finalement, la mort nous surmonte tous.
«
Maudit est l'homme qui se confie aux hommes, qui cherche sa force dans la
chair, dont le cœur se détourne du Seigneur. »
Dans
L’Evangile, Jésus raconte une parabole sur la façon dont cela se produit
réellement. Comment un riche a parcouru le chemin de la richesse et de l'opulence
jusqu'au gouffre de la souffrance éternelle et comment Lazare, ayant souffert
de douleur et de privation, a enduré son abandon temporel, mais restant proche
de Dieu, jouit maintenant du repos éternel dans le sein d'Abraham. Aux
personnes qui ne placent plus leur confiance en Dieu, cette parabole de Jésus
est un avertissement plus efficace que même s'il renvoyait les riches d'entre
les morts. Pourquoi? Car comme nous le dit Jérémie…
«
Plus tortueux que tout le reste est le cœur humain, irrémédiable ; qui peut le
comprendre ? Moi, le Seigneur, seul sonde l'esprit et teste le cœur, pour
rendre à chacun selon ses voies, selon le mérite de ses actions.

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